ACTUS
Chris Da Crazy avoue être « Désolé ».
La reconnaissance n’est pas son moteur alors qu’il est une des meilleures plumes du Rap au Gabon. Chris Da Crazy est toujours profond à chacune de ses sorties. Plus d’une quinzaine d’années qu’il offre de la matière à faire réfléchir pour la nouvelle génération. Il scrute la vie sociale au Gabon comme nul autre avant lui avec un regard aiguisé. Il est la Rime Anticonformisme Positive (Rap) au regard de la grande dévaluation qui s’est imposée à ce style musical. Son single « Désolé » est une nouvelle fois une somme de piques et de dénonciation du vécu et du ressenti des Gabonais.
Quand on écoute Chris Da Crazy, l’allégorie exploitée peut perdre même le plus assidu de ses fans. Souvent, son ancre semble nous parler d’amour alors qu’il traite de politique, de sous – développement, de pauvreté ou de mal- gouvernance. A qui s’adresse le titre désolé? Pour d’aucuns à une femme. Pour d’autres, Da Crazy parle en réalité du Gabon. « Je ne suis pas tombé amoureux par accident mais je suis obligé de me taire par prudence » chante- t – il. « Le peuple, on ne le sauve pas qu’en le vaccinant. […] Penses – tu à ce qu’il endurent avec toutes leurs familles, la famine, les dettes et le sentiment de tyrannie. Vert – Jaune- Bleu, j’aimerais que tu arrête de te salir! » poursuit – il.
Ce texte est un épistolaire adresse à la conscience nationale et aux politiques. Il met en évidence, une fois de plus, les maux qui minent le pays.
Séif Mostley.
-
ClipsIl y a 2 semaines« C’est nous » : Dany Maggeintha et ses comparses remettent le rap au centre
-
Album/EPIl y a 2 semainesRESILIENCE : Jam TheBrain affirme son identité entre Gabon, Canada et Nigeria
-
ClipsIl y a 5 joursDon’zer branche la Ntcham sur les vibes Dancehall avec « Jamaica »
-
NewsIl y a 1 jourMasterclass vocale : Nanou ouvre le micro aux rappeurs et aux voix urbaines

