{"id":5702,"date":"2021-12-20T01:28:15","date_gmt":"2021-12-20T00:28:15","guid":{"rendered":"https:\/\/trmtx.com\/?p=5702"},"modified":"2021-12-20T01:29:24","modified_gmt":"2021-12-20T00:29:24","slug":"une-interview-de-siya-poossi-x-toujours-dactualite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/trmtx.com\/index.php\/2021\/12\/20\/une-interview-de-siya-poossi-x-toujours-dactualite\/","title":{"rendered":"Une interview de Siya Po&rsquo;ossi X toujours d&rsquo;actualit\u00e9."},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><b>Les Gabonais de Siya Po\u2019ossi X (en fang\u00a0: \u00a0\u00bb\u00a0la terre \u00e0 abattre\u00a0\u00ab\u00a0) \u00e9grainent dans leur dernier CD un rap assur\u00e9 et fluide avec des textes \u00e0 faire grincer les dents\u00a0: \u00a0\u00bb\u00a0<em>Mes rimes sont aussi des armes pour combattre ceux qui veulent nous abattre\u00a0!<\/em>\u00a0\u00a0\u00bb Ils d\u00e9noncent les conditions de vie des jeunes et ceux qui d\u00e9tiennent le pouvoir\u00a0: \u00a0\u00bb\u00a0<em>Vous avez pourri notre \u00e9poque\u00a0!<\/em>\u00a0\u00a0\u00bb et en appellent \u00e0 une r\u00e9action africaine\u00a0: \u00a0\u00bb\u00a0<em>L\u2019Afrique, l\u2019Afrique, c\u2019est toi, c\u2019est moi\u00a0!<\/em>\u00a0\u00ab\u00a0. Leur volont\u00e9 de ne pas jouer la copie des groupes occidentaux commence par l\u2019utilisation des langues locales dans leurs textes.<\/b><span id=\"more-7515\"><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b><em>Voulez-vous vous pr\u00e9senter\u00a0?<\/em><\/b><br \/>\n<em>Djassi<\/em>\u00a0\u2013 Moi c\u2019est Ndjassi Ndjass Ng\u00f4 Tek Ngulu Tchw\u00e8 Kani Kangungu A Souaga. On a commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9couter du rap en 1985 et \u00e0 en faire en 89. A l\u2019\u00e9poque, des amis nous avaient ramen\u00e9s des cassettes de Radio Nova. On a d\u2019abord commenc\u00e9 par reprendre ces textes mais, tr\u00e8s vite, on a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 parler de ce qui se passe chez nous. J\u2019\u00e9tais dans le groupe New Rappers alors que les autres \u00e9taient dans IZB mais, \u00e9tant de la m\u00eame zone, Owendo, on se c\u00f4toyait et on a commenc\u00e9 \u00e0 travailler ensemble.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>One<\/em>\u00a0\u2013 Bon, moi c\u2019est Dr Medang One-La Wana. J\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 faire du rap avec Y.Gee\u00a0: on \u00e9tait dans le m\u00eame coll\u00e8ge. C\u2019\u00e9tait en 1988. On avait d\u00e9j\u00e0 baign\u00e9 dans le hip-hop en faisant de la break dance. Le rap en est le prolongement logique\u00a0: il nous permet d\u2019exprimer nos frustrations en tant que jeunes Africains. Avec Y.Gee et d\u2019autres copains qui rentraient de Paris, on a cr\u00e9\u00e9 IZB en 89 mais le groupe a \u00e9clat\u00e9 ensuite.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Y.Gee<\/em>\u00a0\u2013 Moi c\u2019est Mongwane Effack Y.Gee, mais appelez-moi Y.Gee. Effectivement, on a commenc\u00e9 dans le break dance et le smurf. On \u00e9tait dans le m\u00eame bahut quand un pote est revenu de France o\u00f9 il avait commenc\u00e9 \u00e0 toaster. On a d\u2019abord toast\u00e9 sur les versions instrumentales extraites de la face B des vynils qu\u2019on s\u2019achetait puis on a commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire nos propres morceaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Pee<\/em>\u00a0\u2013 Moi c\u2019est Nd\u00e9 Mebale Me Ndong Ekale, Double Pee. J\u2019\u00e9tais en Province, mais j\u2019avais d\u00e9j\u00e0 tourn\u00e9 \u00e0 Libreville en vacances avec Y.Gee, puis mes \u00e9tudes m\u2019ont permis de me retrouver \u00e0 Libreville, dans le m\u00eame lyc\u00e9e que Djassi. J\u2019ai surtout travaill\u00e9 les choeurs et on a boss\u00e9 plein de trucs ensemble.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b><em>Et qu\u2019est-ce qui vous a donn\u00e9 envie de faire route ensemble\u00a0?<\/em><\/b><br \/>\n<em>Djassi<\/em>\u00a0\u2013 Les gars avec qui je bossais dans mon groupe d\u2019origine \u00e9taient plut\u00f4t pour le fun et rencontrer des filles. Moi, j\u2019avais des choses \u00e0 dire, des textes \u00e0 \u00e9crire. Et j\u2019ai choisi un groupe conscient et professionnel. On a vu beaucoup de groupes na\u00eetre et se s\u00e9parer. Et nous, \u00e7a fait dix ans qu\u2019on est ensemble. Bien s\u00fbr, il y a eu des hauts et des bas\u00a0! Des fois, on se prend la t\u00eate mais on est toujours ensemble, comme des frangins\u00a0! On a fait trois albums ensemble et on va pas s\u2019arr\u00eater l\u00e0\u00a0: c\u2019est encore davantage que la musique, c\u2019est la famille\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b><em>Et que cherchez-vous \u00e0 exprimer\u00a0?<\/em><\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>One<\/em>\u00a0\u2013 On part de notre exp\u00e9rience de jeunes Africains. On dit ce qui ne va pas car personne d\u2019autre ne le fera \u00e0 notre place, et certainement pas mieux que nous, m\u00eame pas un homme politique\u00a0! Nous parlons de notre propre r\u00e9alit\u00e9, notre quotidien de librevillois, que d\u2019autres individus, jeunes ou pas, vivent aussi dans d\u2019autres pays ou villes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b><em>Vos textes sont-ils plut\u00f4t message ou personnels\u00a0?<\/em><\/b><br \/>\n<em>Djassi<\/em>\u00a0\u2013 Nos textes parlent de nous-m\u00eames, de notre exp\u00e9rience, et c\u2019est ainsi qu\u2019on d\u00e9livre un message. Sur la violence polici\u00e8re par exemple, on a \u00e9crit\u00a0<em>To Kill La Wana<\/em>\u00a0qui est sorti sur le 2\u00e8me album\u00a0: c\u2019est notre v\u00e9cu mais c\u2019est la r\u00e9alit\u00e9 de beaucoup d\u2019autres villes.<br \/>\n<b><\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b><em>Votre discours vous attire-t-il des ennuis\u00a0?<\/em><\/b><br \/>\n<em>One<\/em>\u00a0\u2013 Bien s\u00fbr\u00a0! Certains politiciens n\u2019appr\u00e9cient pas mais la r\u00e9alit\u00e9 reste ce qu\u2019elle est. On se dit que Dieu seul nous fait flipper\u00a0!<br \/>\nDjassi \u2013 Sur le troisi\u00e8me album Mapane Groove Act 2 (Quartier 10 \u2013 Siyafrikafonk Productions \u2013 MSI), il y a un titre, Statut d\u2019artiste, sur le probl\u00e8me des droits d\u2019auteur. Le morceau est pass\u00e9 deux ou trois fois sur certaines radios et depuis c\u2019est le silence. Chaque fois qu\u2019on le joue en concert, on ne le termine jamais\u00a0: on nous coupe la musique ou les micros\u2026 C\u2019est un morceau dans lequel on fustige les politiques directement\u00a0: le minist\u00e8re de la Culture ne nous sert \u00e0 rien\u00a0; les bureaux sont ferm\u00e9s ou on y dort ou lit le journal\u00a0; c\u2019est \u00e0 peine s\u2019ils nous regardent\u00a0! C\u2019est \u00e7a aussi la r\u00e9alit\u00e9 gabonaise, soi-disant pays de paix\u2026<br \/>\n<b><\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b><em>Avez-vous beaucoup d\u2019occasions de vous produire\u00a0?<\/em><\/b><br \/>\nOne \u2013 C\u2019est extr\u00eamement difficile. Depuis dix ans, on a fait beaucoup de petits shows, mais cela donne un concert tous les six mois au maximum\u2026 La musique n\u2019existe que lorsque les politiques sont en campagne \u00e9lectorale\u00a0! On ne dira jamais assez que la culture est mise de c\u00f4t\u00e9 dans ce pays\u00a0! Donc, on organise les spectacles nous-m\u00eames\u00a0; on colle les affiches nous-m\u00eames. Il nous arrive de faire des loup\u00e9s, avec dix spectateurs, mais on joue comme s\u2019ils \u00e9taient des centaines\u00a0!<br \/>\n<b><\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b><em>L\u2019association Jah Observers qui vous manage avec Stowell Dipakwet vous est donc tr\u00e8s utile\u00a0?<\/em><\/b><br \/>\n<em>One<\/em>\u00a0\u2013 Oui, c\u2019est une association tr\u00e8s dynamique et au fait des probl\u00e8mes des jeunes. On voudrait qu\u2019il y ait 10 000 associations semblables\u00a0: \u00e7a ferait \u00e9voluer les choses\u00a0!<br \/>\n<b><\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b><em>D\u2019o\u00f9 vient votre volont\u00e9 de vous exprimer aussi en langues locales\u00a0?<\/em><\/b><br \/>\n<em>Djassi<\/em>\u00a0\u2013 Je suis Africain, Gabonais. Si quelqu\u2019un \u00e9coute mon rap, il doit se poser la question de savoir d\u2019o\u00f9 je viens. Si je ne rappe qu\u2019en fran\u00e7ais, on pourrait penser que je suis Fran\u00e7ais\u00a0! C\u2019est une fa\u00e7on d\u2019affirmer notre identit\u00e9. On m\u00e9lange le fang, le t\u00e9k\u00e9, l\u2019omy\u00e9n\u00e9\u2026 On utilisera aussi le wolof et le lingala\u2026 Ce sont nos langues. Les jeunes trouvent nul de parler le fang ou le t\u00e9k\u00e9\u00a0: pour eux, c\u2019est \u00eatre arri\u00e9r\u00e9 de parler ces langues. Par notre rap, nous voulons leur donner l\u2019envie d\u2019\u00eatre curieux par rapport \u00e0 nos langues, de les parler. C\u2019est tr\u00e8s important. Il y six ou sept ans, je ne parlais pas tr\u00e8s bien ma langue maternelle. Gr\u00e2ce au rap, je m\u2019y suis mis et m\u2019y retrouve tr\u00e8s bien. J\u2019aimerais que d\u2019autres fassent pareil.<br \/>\n<b><\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b><em>Les m\u00e9langes que vous effectuez entre langues dans le m\u00eame texte s\u2019oppose-t-il aux conflits ethniques que vit l\u2019Afrique aujourd\u2019hui\u00a0?<\/em><\/b><br \/>\n<em>One<\/em>\u00a0\u2013 C\u2019est clair. Ces putains de conflits sont d\u00e9plorables\u00a0! Les peuples d\u2019Afrique tout comme ceux d\u2019ailleurs devraient arr\u00eater de se faire la guerre et prendre conscience qu\u2019ils sont du m\u00eame territoire, en l\u2019occurrence la plan\u00e8te terre\u00a0! Je reste optimiste\u00a0: les derniers seront les premiers\u00a0!<br \/>\n<em>Djassi<\/em>\u00a0\u2013 Par la culture, les gens peuvent se conna\u00eetre, se comprendre, s\u2019accepter. Si on ne pense qu\u2019au profit et \u00e0 l\u2019argent, la logique ethnique s\u2019installe et on se fait la guerre. Il est regrettable que les politiques ne le comprennent pas.<br \/>\n<b><\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b><em>Que r\u00e9pondez-vous \u00e0 ceux qui vous diront que vous aurez du mal \u00e0 passer les fronti\u00e8res si vous ne chantez pas en fran\u00e7ais\u00a0?<\/em><\/b><br \/>\n<em>Djassi<\/em>\u00a0\u2013 Que si nous rencontrons des gens diff\u00e9rents de nous, il nous faut leur apporter notre culture. Nous ne voulons pas \u00eatre en marge de l\u2019\u00e9volution du monde, mais il faut qu\u2019il y ait \u00e9change. Notre musique peut communiquer notre sp\u00e9cificit\u00e9 culturelle \u00e0 des personnes diff\u00e9rentes. Ce serait absurde de rejeter ce qui est en nous\u00a0!<br \/>\n<b><\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b><em>Certains titres sont profond\u00e9ment ancr\u00e9s dans les rythmes bantu\u00a0: quelle recherche et quel travail op\u00e9rez-vous\u00a0?<\/em><\/b><br \/>\n<em>One<\/em>\u00a0\u2013 C\u2019est la cellule familiale la premi\u00e8re source. On lit aussi des livres sur le pays et la sous-r\u00e9gion. Il nous arrive souvent d\u2019aller au village enregistrer les personnes \u00e2g\u00e9es en leur posant des questions, en prenant des notes. C\u2019est un bon moyen d\u2019avoir des informations s\u00fbres qui ne soient pas d\u00e9form\u00e9es. Un fois revenus en zone urbaine, on fait la sauce entre nous, le ny\u00e8mbou\u00e8 quoi\u00a0! (plat typique gabonais)<br \/>\n<em>Djassi<\/em>\u00a0\u2013 Pour les sonorit\u00e9s, elles sont dans notre environnement\u00a0: il suffit d\u2019y \u00eatre attentif. Il n\u2019est pas difficile de trouver quelqu\u2019un qui joue de la cithare ou un percussionniste.<br \/>\n<b><\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b><em>Les jeunes refusent souvent la tradition\u00a0: comment est-ce per\u00e7u\u00a0?<\/em><\/b><br \/>\n<em>Djassi<\/em>\u00a0\u2013 La tradition a toujours \u00e9t\u00e9 mal per\u00e7ue par les jeunes mais avec le temps, ils s\u2019y int\u00e9ressent et s\u2019ouvrent \u00e0 ce m\u00e9tissage de cultures locales. Au d\u00e9but, certains rappers ne comprenaient pas notre int\u00e9r\u00eat pour les cultures locales. Ils ne pensaient qu\u2019\u00e0 imiter les rappers am\u00e9ricains. Mais si nous avons sign\u00e9 une licence en France, c\u2019est qu\u2019on am\u00e8ne quelque chose de nouveau dans le rap\u00a0: pourquoi un producteur ricain ou fran\u00e7ais se fatiguerait \u00e0 signer avec un groupe africain qui ne rappe qu\u2019en anglais ou en fran\u00e7ais alors qu\u2019il y en a plein sur place\u00a0? La tradition , c\u2019est notre richesse\u00a0: il faut bien qu\u2019on s\u2019en serve\u00a0! Maintenant, tout le monde s\u2019y met. C\u2019est \u00e7a le rap africain\u00a0: on va amener notre son\u00a0! L\u2019Afrique doit imposer son propre son.<br \/>\n<b><\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b><em>Ces racines semblent \u00eatre aussi \u00e0 la source du rap lui-m\u00eame\u00a0?<\/em><\/b><br \/>\n<em>Djassi<\/em>\u00a0\u2013 \u00c7a me semble tellement \u00e9vident que je ne trouve pas les mots\u00a0!<br \/>\n<em>One<\/em>\u00a0\u2013 Le rap ne nous semble pas tr\u00e8s diff\u00e9rent de ce que nous connaissons de la musique traditionnelle gabonaise dont de nombreux rythmes sont facilement adaptables sur des rythmes hip-hop ou raga. Le rap revient \u00e0 la maison\u2026\u00a0! Et nous, on l\u2019adapte \u00e0 notre \u00e9poque, celle du troisi\u00e8me mill\u00e9naire o\u00f9 l\u2019Afrique doit s\u2019imposer au niveau culturel. On y croit d\u2019autant plus qu\u2019on d\u00e9veloppe le frikafonk<em>,<\/em>\u00a0qui un brassage africain et partant universel.<br \/>\n<b><\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b><em>Vous arrivez \u00e0 vous tenir au courant des nouveaut\u00e9s du mouvement rap dans le monde\u00a0?<\/em><\/b><br \/>\n<em>Djassi<\/em>\u00a0\u2013 Oui, des copains ou des fr\u00e8res nous font souvent des envois. \u00c7a va assez vite. On est bien \u00e0 l\u2019heure\u00a0! Avec la douane, on a plus de mal \u00e0 recevoir nos propres disques que ceux des autres\u00a0!<br \/>\n<b><\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b><em>Qu\u2019est-ce qui vous marque le plus\u00a0?<\/em><\/b><br \/>\n<em>One<\/em>\u00a0\u2013 Je ne kiffe pas forc\u00e9ment tout\u00a0: j\u2019appr\u00e9cie ce qui est sinc\u00e8re et original, que ce soit du zouk, de la salsa, de la musique indienne ou du rap.<br \/>\n<b><\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b><em>Un dernier mot\u00a0?<\/em><\/b><br \/>\nDjassi \u2013 Bisi le sa mparin tsa loumou yi. Si je parles en t\u00e9k\u00e9, c\u2019est pour dire qu\u2019il faut d\u2019abord \u00eatre ce qu\u2019on est vraiment.<br \/>\n<em>One<\/em>\u00a0\u2013 Nous ne serons jamais rien d\u2019autre si ce n\u2019est des indig\u00e8nes modernes\u00a0: l\u2019Afrique se r\u00e9veille et il faut nous \u00e9couter. C\u2019est aussi un appel aux dirigeants\u00a0: s\u2019ils ne se bougent pas, c\u2019est nous qui allons faire bouger les choses.<br \/>\n<em>Y.Gee<\/em>\u00a0\u2013 Je voudrais que la jeunesse africaine se bouge pour notre entr\u00e9e au troisi\u00e8me mill\u00e9naire.<br \/>\n<em>Pee<\/em>\u00a0\u2013 Ne comptons pas sur les dirigeants qui ont leur business\u00a0: prenons-nous en main en cr\u00e9ant nos associations pour aboutir \u00e0 quelque chose de concret\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Source<\/strong>:\u00a0<a href=\"http:\/\/africultures.com\/dieu-seul-nous-fait-flipper-997\/\">http:\/\/africultures.com\/dieu-seul-nous-fait-flipper-997\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Gabonais de Siya Po\u2019ossi X (en fang\u00a0: \u00a0\u00bb\u00a0la terre \u00e0 abattre\u00a0\u00ab\u00a0) \u00e9grainent dans leur dernier CD un rap assur\u00e9 et fluide avec des textes \u00e0 faire grincer les dents\u00a0: \u00a0\u00bb\u00a0Mes rimes sont aussi des armes pour combattre ceux qui veulent nous abattre\u00a0!\u00a0\u00a0\u00bb Ils d\u00e9noncent les conditions de vie des jeunes et ceux qui d\u00e9tiennent [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":5703,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[30],"tags":[877,397,876,875],"class_list":["post-5702","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-news","tag-decembre-1998","tag-interview","tag-olivier-barlet","tag-siya-poossi-x"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/trmtx.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5702","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/trmtx.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/trmtx.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/trmtx.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/trmtx.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5702"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/trmtx.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5702\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5705,"href":"https:\/\/trmtx.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5702\/revisions\/5705"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/trmtx.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5703"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/trmtx.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5702"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/trmtx.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5702"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/trmtx.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5702"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}